Nécropole de Los Bodegones
Aire funéraire romaine connue depuis le XVIIe siècle sous le nom populaire de Los Bodegones, qui désigne encore ce secteur du faubourg de Mérida. C'est le premier ensemble de tombes de la ville dont on conserve une description topographique, et non une simple mention de trouvailles isolées.
- Type
- Nécropole
- État
- —
- Protection
- —
- Coordonnées
- 38.91086, -6.33596
- Photographies
- 0
Ce que c'est et ce qu'il en reste
On la doit à Bernabé Moreno de Vargas, qui écrivit dans son Historia de Mérida (1633) que hors de la ville il y avait des sépultures et des tombeaux bien notables que le vulgaire appelait bodegones, une vingtaine et quatre, et qu'il s'agissait de voûtes faites de pierraille et de mortier, lisses à l'intérieur ; il en nota même les dimensions, entre six et huit varas de long, et observa qu'ils ne gardaient ni ordre ni correspondance entre eux, parce que chacun fit sa sépulture comme il l'entendit. Il les interpréta comme des suggrundaria, sépultures destinées surtout aux enfants, même si des adultes de familles principales y furent aussi enterrés.
Ce sont, dans la terminologie actuelle, des mausolées semi-enterrés voûtés en opus caementicium, le même type de construction qui se conserve debout dans l'aire funéraire des Columbarios, à quelques centaines de mètres à l'ouest. L'ensemble faisait partie de la ceinture de nécropoles qui s'étendait dans le faubourg méridional et oriental de la colonie, organisée par les chemins de sortie.
Il ne reste rien à voir : le secteur est urbanisé et le nom ne survit que comme toponyme de quartier. Son intérêt est autant historiographique qu'archéologique, puisqu'il est le point de départ documentaire de l'étude du monde funéraire de Mérida. (Localisation approximative, d'après le toponyme actuel.)
Ce que chaque époque a laissé ici
La lecture se fait en descendant : chaque bande est une époque ayant bâti sur ce site, de la plus récente à la plus profonde.
1 faits
0 photographies
Romain
Ce site conserve des maçonneries de cette époque. À Mérida, 57 autres sites ont été bâtis dans la même couche.
Voir toute la couche →Les édifices funéraires du secteur sont aussi appelés « la grotte du ferblantier » parce que, dans les décennies centrales du XXe siècle, une famille de ferblantiers a vécu à l'intérieur d'une de ces tombes romaines.
Consorcio Ciudad Monumental de MéridaSous la couche la plus profonde de chaque site, il y a le terrain : ce qui n'a pas encore été fouillé, ou ce qui n'a rien laissé de bâti. Le catalogue n'affirme que ce qui est documenté.
À quelques pas d'ici
Distances à vol d'oiseau, calculées d'après les coordonnées de chaque site.