Bestigium / Mérida
Église/Chapelle · 3 couches

Basilique paléochrétienne de Casa Herrera

Basilique paléochrétienne et wisigothique posée sur une légère colline à quelque sept kilomètres au nord de Mérida, au lieu-dit Casa Herrera, l'un des édifices de culte de l'Antiquité tardive les mieux connus de la péninsule. L'église, à trois nefs et absides opposées, fut construite vers l'an 500 ; à la fin du VIe siècle on lui ajouta le baptistère et d'autres dépendances.

Vue générale de la basilique : les colonnes de la nef et le plan à trois nefs avec absides opposées, la cuve baptismale au premier plan
Vue générale de la basilique : les colonnes de la nef et le plan à trois nefs avec absides opposées, la cuve baptismale au premier planXaverius · CC BY-SA 3.0
Type
Église/Chapelle
État
Fondations
Protection
Recensé · Nivel B-1
Coordonnées
38.96862, -6.28231
Photographies
1
Le site

Ce que c'est et ce qu'il en reste

Son trait le plus singulier est la cuve baptismale par immersion, dont on ne connaît qu'une dizaine d'exemplaires dans la péninsule Ibérique. La fouille a livré de nombreux fragments décoratifs, des inscriptions funéraires et des sarcophages, comme il convient à un édifice qui fut aussi un espace funéraire privilégié. À une époque postérieure, le lieu servit au culte musulman.

Le monument a été découvert en 1943 par J. de C. Serra Ràfols. En 1968, à la demande de l'Institut archéologique allemand et sous la direction de Thilo Ulbert, les ruines furent dégagées et le baptistère ainsi qu'une partie de la nef centrale examinés ; les campagnes de 1971 et 1972 furent dirigées conjointement par Ulbert et Luis Caballero, et leur rapport publié en 1976 dans la série Excavaciones Arqueológicas en España. En 2007, T. Cordero et I. Sastre ont fouillé de nouveau pour établir la continuité de l'occupation humaine, qui court du Bas-Empire au VIIIe siècle.

En surface, on trouve aussi des restes de construction et de céramique d'un établissement rural, et à proximité des tronçons de canalisation : le lieu se trouve à la tête de captage de l'aqueduc de Las Tomas–Rabo de Buey, qui prenait l'eau aux sources de Las Tomas, Valhondo et Casa Herrera. Le plan de la basilique est consolidé et lisible au niveau du sol. Localisation approximative.

La coupe

Ce que chaque époque a laissé ici

La lecture se fait en descendant : chaque bande est une époque ayant bâti sur ce site, de la plus récente à la plus profonde.

713 – 1230 Niveau 1
0 faits
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Al-Andalus

Al-Andalus

Ce site conserve des maçonneries de cette époque. À Mérida, 4 autres sites ont été bâtis dans la même couche.

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Ve – VIIIe s. Niveau 2
0 faits
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Antiquité tardive / wisigoth

Antiquité tardive / wisigoth

Ce site conserve des maçonneries de cette époque. À Mérida, 7 autres sites ont été bâtis dans la même couche.

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25 av. J.-C. – Ve s. Niveau 3
0 faits
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Romain

Romain

Ce site conserve des maçonneries de cette époque. À Mérida, 57 autres sites ont été bâtis dans la même couche.

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Fond de la coupe

Sous la couche la plus profonde de chaque site, il y a le terrain : ce qui n'a pas encore été fouillé, ou ce qui n'a rien laissé de bâti. Le catalogue n'affirme que ce qui est documenté.

5 faits

Ce que l'on raconte de ce site

Fait

C'est d'ici que vient la pierre tombale de l'aurige Sabinianus, un chrétien du VIe siècle qui n'a pas renoncé à son métier de conducteur de chars et l'a fait graver à côté de son nom : c'est la preuve qu'on courait encore au cirque de Mérida à l'époque wisigothique. Elle est apparue lors de la campagne de 1972, réemployée comme couverture de la sépulture nº 53.

Circo romano de Mérida — Wikipedia
Fait

Les deux absides opposées, l'une à la tête et l'autre au pied, ne sont pas un caprice local : elles rattachent la basilique à un type d'église très répandu en Afrique du Nord.

Consorcio Ciudad Monumental de Mérida
Fait

Ses murs portent des graffitis en arabe, parmi les plus anciennes inscriptions arabes de la péninsule Ibérique : pour le IXe siècle, on n'en connaît presque pas d'autres exemples ailleurs. Carmen Barceló les a étudiés en 2002.

C. Barceló, «Escritos árabes en la basílica paleocristiana de Casa Herrera» (Madrider Mitteilungen)
Fait

Les formules de ces graffitis sont celles de convertis récents, et il a été proposé qu'ils aient été écrits par des détenus qui ne payaient pas l'impôt et étaient enfermés ici : la basilique désacralisée aurait servi de prison provisoire.

C. Barceló, «Escritos árabes en la basílica paleocristiana de Casa Herrera» (Madrider Mitteilungen)
Fait

La taille du plan et la richesse de son décor ne cadrent pas avec un village : ils indiquent un centre religieux de référence pour une population très dispersée dans la campagne, et son usage cultuel et funéraire s'est prolongé près de quatre siècles.

Ruta de la Plata — Basílica de Casa Herrera
1 photographies

Photographies

Vue générale de la basilique : les colonnes de la nef et le plan à trois nefs avec absides opposées, la cuve baptismale au premier plan
Vue générale de la basilique : les colonnes de la nef et le plan à trois nefs avec absides opposées, la cuve baptismale au premier planXaverius · CC BY-SA 3.0
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